L’Europe doit-elle intervenir en Australie contre les incendies ?

Laura (journaliste) : – L’Europe doit-elle intervenir en Australie contre les incendies ?

Marie : – Oui, nous demandons de l’aide aux différents États, afin que les incendies ne se propagent pas davantage et que les habitants puissent rentrer chez eux. Je m’adresse à l’Europe en tant que porte-parole des habitants de ma commune.

Laura : – Pourquoi l’Europe devrait-elle vous venir en aide alors que vous avez déjà des bénévoles sur place ? Vous vous rendez quand même bien compte qu’il y a déjà beaucoup de personnes qui vivent en Australie qui se déplacent pour aider les citoyens. Les pompiers, ambulanciers, l’armée et j’en passe.

Marie : – Ne voyez-vous pas que depuis le début des incendies, nous n’arrivons toujours pas à éteindre les feux qui se propagent. Des gens meurent, des maisons brûlent, la nature se perd.

Laura : – Effectivement, c’est un grand problème. Mais les pompiers et les militaires sont sur place et commencent à maitriser les feux. Il n’est alors pas besoin de demander de l’aide en Europe.

Marie : – Oui, mais ils doivent travailler même de nuit. Plus de 2500 habitants on perdu leur maison, plus de 500 millions d’animaux sont morts et des dizaines d’espèces menacées ont été gravement touchées. Nous demandons des ressources et des médicaments pour les habitant et les animaux. C’est le réchauffement climatique dans ses effets les plus dévastateurs. Et ce n’est pas encore fini. La crise climatique provoque des vagues de chaleur de plus en plus intenses et fréquentes, augmentant les risques d’incendies de grande ampleur en Australie mais aussi, durant la dernière saison sèche, en Amazonie, en Indonésie, et en Sibérie.

Laura : – Pour vous, en tant que porte-parole des habitants de votre commune, vous pensez qu’il est nécessaire de dire à l’Europe qu’elle devrait vous venir en aide, alors que votre premier ministre, Scott Morrison, n’a plus aucune crédibilité. Récemment, David Camroux, chercheur en sciences politiques et spécialiste international de l’Asie du Sud-Est et de l’Australie, rappelait que Morrison « a traité les incendies avec une grande nonchalance, en pensant que c’était la responsabilité des États (l’Australie est un État fédéral), alors qu’il s’agit d’un problème national. Son refus, l’an dernier, d’écouter les conseils des professionnels pour limiter les feux lui revient maintenant comme un boomerang. Ne vaut-il pas mieux, dès lors, vous en prendre à votre propre classe politique, et faire du forcing à son égard, plutôt qu’appeler l’Europe à l’aide ?

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