Personne non-humaine

Exercice : Laquelle est une histoire vraie ?

Lisez attentivement les deux histoires dessinées ci-dessous par Sergio Salma, et trouvez laquelle des deux est vraie, et laquelle est une fiction inventée par l’auteur.

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Traditionnellement, l’ensemble du vivant était représenté sur une forme pyramidale, une échelle de la nature, l’humain surplombant l’ensemble, placé incontestablement au sommet1.

Cette représentation du monde du vivant est celle de l’anthropocentrisme, qui voit le monde du point de vue de l’humain et se contente de cela. 

Ce n’est plus la vision qui l’emporte aujourd’hui. La phylogénétique, qui est la science qui classe le vivant, propose une nouvelle approche.

 

Désormais, il n’y a plus de linéarité mais une arborescence du vivant, un corail de la vie dans lequel chaque être vivant se retrouve incorporé dans un tout qui le dépasse, dans une communauté plus large, dans un continuum de vie. Dans ce vaste corail, l’homme occupe une branche parmi les autres aux côtés des différentes formes de vie. À la racine du corail se trouve « LUCA » ( Last Universal Common Ancestor) qui est le plus ancien ancêtre commun universel connu.

Cette nouvelle représentation du vivant implique un renversement. Elle signe la fin d’une hiérarchie humaine. Surtout, elle confirme l’importance de parler de« personnes non-humaines » et non de « personnes animales », puisque l’humain est biologiquement un animal, campé sur une des branches du corail de la vie. Évoquer la « personne animale » pour parler des animaux autres que l’homme, c’est donc se rattacher à une approche du monde que la science ne soutient plus. L’expression de « personne non-humaine », conforme à la réalité biologique, sera privilégiée.

S’inscrivant dans la modernité et les défis des années à venir, l’idée de personnalité juridique de l’animal, comme personne non-humaine, s’enrichit par la communication riche et dense entre les différentes sciences (droit et sciences du vivant).

En bref

  1. Le contenu de cette page est très largement inspiré de l’article de Regad C. et Riot C., « Pourquoi parler de “personne non-humaine” et non de “personne animale” ? », in Revue Droit et Patrimoine, (2021), no 311, p. 32. URL : https://nouveau.europresse.com/Link/U031558T_1/news%c2%b720210301%c2%b7KDP%c2%b71528992586[]